21 juin 2026

Bon début d’été !
« Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue. Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme. (…) »
Mars 1870
Arthur Rimbaud (1854-91), Poésies
Bonjour à chacune et à chacun, pour cette dernière Perle de la saison – une Perle de vacances, qui sent bon le Sud et la danse, l’« italianità » – qui va nous transporter à Naples, au 18ème siècle.

Laissez-vous emporter par une tarentelle, chantée par Marco Beasley qu’accompagne l’Accademia Bizantina dirigée par Carlo Chiarappa depuis son violon.
Sur Spotify :
Sur YouTube :
Et puis bien sûr, complétons notre voyage par une impression poétique, qui nous est donnée ici par le poète italien Gianni Rodari :
« Napoli », Gianni Rodari (1920-80)
« Naples est une ville qui bouge,
qui ne tient jamais en place,
qui a mille visages et mille voix,
qui rit et qui crie en même temps.
Naples est un escalier qui monte,
qui descend, qui tourne, qui se perd,
et au bout de chaque marche
il y a toujours quelqu’un qui t’attend.
Naples est une mer qui entre dans les rues,
un soleil qui sèche le linge aux fenêtres,
une chanson qui part d’un balcon
et qui arrive jusqu’au Vésuve.
Naples est une ville qui a faim,
qui a soif, qui aime, qui se bat,
une ville qui ne dort jamais vraiment
parce qu’elle rêve même les yeux ouverts.
Naples, si tu la quittes,
elle vient avec toi.
Et si tu reviens,
elle t’ouvre les bras comme une mère. »
« Dieci chili di luna », Milano, Mursia, 1993.
Les Perles reviendront le 1er décembre, bonne continuation à vous d’ici là,
amicalement,
Dominique et Carlo